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01 mars 2022

17 février, séance 4 > dedans, dehors

Par Sacha et Iyed.

 

La matinée : 


Nous avons commencé la journée du 17 février, comme d’habitude par le Quoi de neuf ?, où Stéphane nous a fait part de ses difficultés pour acquérir un bien immobilier aujourd’hui. Entre les banques, les prix du marché et les choix qui s'offrent à lui, il est parfois difficile de se projeter dans une réalité concrète et de faire les “bons choix” sans avoir le recul et l'expérience.  

Puis nous avons organisé notre après-midi qui allait se passer en extérieur, avec la visite de certains sites de projet. 

Une fois le parcours fixé nous avons laissé place à la présentation de Stéphane Marin intitulé “écoute des frontières, frontière de l’écoute” qui a commencé par une volonté de définir le terme frontière ou du moins ce que ça pouvait évoquer comme par exemple les mots suivants “ Front” ,“Affront”, “Rivalité” un sens militaire mais elle peut aussi évoquer une vision politique, plastique, visuelle. Par la suite nous avons pu nous échapper petit à petit de cette représentation souvent visuelle, par l’écoute du son d’abord à travers des extraits présentés par Stéphane Marin, et des frontières qu’il a pu enregistrer comme le son émis par un singe hurleur enregistré lors d’un voyage de 7 jours en Amazonie près de Medellin. Nous nous sommes ensuite arrêtés sur la porosité et les limites entre l’audible et l’inaudible, l’humain et le non humain, la jungle et la ville, une limite et une frontière.

Durant cette même matinée, nous avons réalisé un exercice d’écoute nommé le Yoga des oreilles, qui a d’abord débuté en classe puis s’est développé lors d’une balade dans l’école et le jardin, Guidé par la voix de Stéphane nous avons par exemple essayé d’écouter les sons les plus lointains possibles tout en fermant les yeux, ou encore favoriser l’écoute d’une oreille plutôt, qu’une autre. 

Le yoga des oreilles

Après-midi : 


Après la pause déjeuner nous nous sommes donné rendez-vous devant l’école afin de pouvoir aller visiter certains sites de projet…


Norin : Quartier du Mirail ( Frontière Habitable) 


Nous avons alors traversé le parc à côté de l’école et en 5 minutes, nous avons commencé à reconnaître les images déjà présentées par Norin. Quelques minutes plus tard, sur le site nous avons souligné la pente et la différence de topographie mais aussi les protections mises au rez-de-chaussé par les habitants des immeubles ou encore les jolis arbres qu’abrite le parc. 




Sacha : Parc de Fontaine Lestang ( Frontière Ouverte ) 


Dans un deuxième temps, nous avons traversé l’Université du Mirail afin de prendre le métro et nous rendre à l'arrêt "Mermoz" ; après quelques minutes de marche nous avons pu atteindre le Parc de Fontaine Lestang. Sacha nous a fait remarquer là l’une des entrées ( très discrète ), et effectivement après avoir franchi le portail et avancé dans le parc, nous avons été surpris par l’odeur des fleurs puis celle de l’usine de gâteaux, qui diffuse une odeur de caramel. 



Maria et Valeria : Arènes (Frontière spectre / Frontière ouverte)

Après avoir pris le métro, nous sortons dans le mouvement du quartier des Arènes. On s’est tout d’abord installé sur les marches qui mènent aux logements au-dessus de la station en face du tram et du lycée ; baignés dans la foule nous avons écouté les volontés urbaines et architecturales de Maria et Valeria, ensuite on a traversé la ligne du tram afin de voir les autres facettes du quartier comme la cour du lycée donnant sur une rue intérieure ou encore franchir la barre d’immeuble.



Lucie : Parc rue Roquemaurel ( Frontière intime ) 


Dans le prolongement du dernier site, nous sommes passés sous le tunnel afin d’aller de l’autre côté du quartier, on s’est installé sur un des bancs de l’espace vert Roquemaurel , où on a pu constater la différence avec les autres parcs visités : ici il est complètement ouvert, ce qui nous a amené à nous interroger sur le bâtiment à l'allure militaire d'à côté ( est-il encore en service ?), puis à quelques mètres de ce parc, Lucie nous a montré un autre espace vert, qui semblait caché entre les résidences, dans lequel une mystérieuse boîte ( destinée aux abeilles )  nous a intriguée.


Iyed : Les Amidonniers ( Frontière intime ) 

 

Après avoir traversé quelques rues, on a été amené à passer le pont des Catalans afin d'arriver sur la rive droite, à l'entrée du quartier des Amidonniers où on se rend compte rapidement que la place du piéton est confrontée à la voiture en traversant la cour d’un bâtiment pour donner accès aux autres résidences. En continuant, on découvre un espace de jeux avec des arbres qui semble faire office d’espace vert pour les résidents. Et en contrebas de ce parc, on aperçoit la coulée des Amidonniers qui semble se détacher du tissu urbain et redonner un souffle aux mobilités plus douces. On sent une atmosphère plus naturelle qui déconstruit l’image des cours fermées des résidences. 

08 février 2022

27 janvier 2022 > séance 1 > c'est reparti pour un semestre !

 Par Valeria et Maria

Nous avons commencé la journée avec un tour de table pour nous présenter et parler de nos différents parcours !. En définitive, notre groupe d’atelier de projet compte avec la direction de trois enseignantes, un intervenant et 12 élèves.

Ce qui devient plus intéressant dans l’atelier, c'est la diversité de disciplines, cultures, et langues qui vont enrichir la pédagogie de l’enseignement.

Architecture, urbanisme, art… les enseignantes et les étudiants comptent avec un parcours très intéressant !

À la moitié de la matinée, les enseignants nous ont présenté le déroulement de la séance de projet, les enjeux généraux de l’atelier et leurs attentes, enfin, “un mélange entre les choses”... la discussion et l’échange continuent et l’on rentre en sujet avec la prise de parole de chaque élève…

“Frontières, limites dans l’espace public” Que nous évoque-t-il? Que veut-il dire ? 


Nous avons pu réfléchir de manière sensible les différentes notions des mots “frontières et limites”, en nous rendant compte que la notion de l’échelle devient très importante puisqu'elle met en évidence la valeur physique, spirituelle, et sensible des choses, des cultures et des espaces…

« Le sens des mots « public », « privé », mais aussi « intime », « collectif », « commun », est lié à des contextes, des cultures ; leur utilisation s’inscrit dans une dynamique, en particulier liée aux usages et à leur évolution, « la frontière entre “privé” et “public” varie d’une culture à une autre, d’un sexe à un autre, d’une génération à une autre » (Paquot, 2015, p. 50-51)

Après-midi :

L’après-midi a été consacrée à la lecture du poème “À la frontière” de Michel Butor ; poète, romancier, enseignant, essayiste, critique d'art et traducteur français né en 1926 et décédé le 2016 à Contamine-sur-Arve.

L'intention de Michel Butor de faire de l'espace romanesque le lieu de résolution du conflit entre l'écriture poétique et la réflexion philosophique mettait déjà en cause la notion de genre et valorisait les interactions.”

En effet, nous avons analysé et mis en exergue nos premières réactions, impressions et perceptions sensibles du poème, 12 types de frontières sont décrites.

L’échange commence et la lecture des 12 frontières nous ramènent au début d'une sorte de guerre, des deux territoires opposés qui semblent diverger sans aucun signe de sensibilité... Petit à petit, les frontières se communiquent, sont franchies, sont ouvertes et deviennent “membranes vibratoires” qui permettent l’adaptation de l’une et l’autre…

Chacun de nous a pu choisir son type de frontière et a pu réfléchir sur le choix d’un site, l’on pourra l’exposer dans la prochaine séance !

BONUS

(un peu d'humour pour terminer)

1. On a représenté à partir d’une bande dessinée comment on était ''élues" pour l'élaboration du premier blog de cette année :


2. On a voulu aussi de représenter à partir d’un “même” le premier ressenti par rapport aux différentes frontières. Au début les différences n’ont pas été évidentes à comprendre, mais heureusement tout a été bien acquis à la fin.



08 mars 2021

4 mars > séance 5, une journée à l'école

 Par Thuy Lan

Quoi de neuf ?

Comme chaque début de séance, nous consacrons un temps de partage sur notre semaine ou week-end, le Quoi de neuf.

En période de crise sanitaire, la recherche de balade s’impose. Nous débutons avec Clara, elle s’est rendue à la passerelle de Mazanet, à 1h30 de Toulouse. La notion de frontière était bien présente disait-elle, en effet, après avoir traversée la passerelle, elle découvrit un petit village où le monde était différent, les habitants ne portaient pas de masque ou presque, de quoi réellement prendre le temps de respirer et de savourer l’air de la balade (photo ci-dessous).

Ensuite, Charlotte témoigne que ce premier jour de week-end est marqué par la transition du mauvais temps aux beaux jours. Les Toulousains se sont réunis sur les quais de la Garonne, un cadre fabuleux au bord de l’eau. Cependant, à peine ils pouvaient profiter du temps offert pour se libérer l’esprit que le lendemain les quais étaient fermés, surveillés par des vigiles pour lutter contre le virus.

Pour se rassurer, Catherine Aventin nous partagea son expérience sur comment profiter autrement. Une balade à Blagnac. Depuis le couvre-feu, elle se donne comme objectif de partir à la découverte d’un lieu à proximité de chez eux et qu’ils ne connaissaient pas. Ce week-end, la transition de saison s’est elle aussi faite ressentir, et ce, par l’observation de la floraison dans le lotissement pavillonnaire où ils se trouvaient. Proche du couvre-feu de 18h, le monde s’agite, se presse pour rentrer à la maison. A partir de ce phénomène de temporalité nouveau, elle a pu repérer les raccourcies pris par les passants, comme traverser rapidement le long d’un chantier.


Ordre du jour : s’entraider pour le rendu-intermédiaire.

Matin : Présentation en binôme de nos travaux en 10 minutes + 10 minutes d’échanges. Afin de repérer nos points forts et points à améliorer et le noter au tableau de l’atelier.


Discussion autour du tableau

Points à améliorer

Points forts

Titre sur carte et légende

Diviser les cartes en plusieurs => 1 idée = 1 carte

Mettre en forme pour la clarté du discours / bien séquencer les planches visuellement / titre moins gros que les images (hiérarchie visuelle)

Unités de couleurs

Retravailler la coupe pour bien visualiser les intentions

Trouver des références

Mettre en valeur les sons relevés en partant du plus fort au plus faible

Séquence 2 : idée d’un lieu d’expression artistique éphémère, du partage public

Logiciels de représentation : illustrator, photoshop (petit coup de pouce à prévoir)

Bonne représentation des intentions (photomontage, catalogue)

Bonne analyse du site (intentions / critiques du site / relevé des matériaux du sol et des sons)

Clarté du discours

Références (… à poursuivre)

Intentions en maquette

Bonne coupe qui montre clairement les matériaux

Chemins tracés avec des sons

Echantillonnage

Schéma et plans sensibles du bruit

L’après-midi :

Échange avec l’atelier au complet : les étudiants et les enseignantes Mathilde Thouron et Catherine Aventin.

Un exercice de maquette nous a été proposé afin de nous amener à la discussion et à la réflexion sur nos intentions de futur projet. Il s’agissait de faire quelques maquettes de poches, tenant dans la main et à réaliser en 15 minutes.

Parfois cette méthode ne pouvait pas convenir à certains d’entre-nous, mais a tout de même permis de se re questionner sur les limites de zone d’intervention à prendre en compte. Et permet d’ajouter un secteur qui pourrait faire lien avec le site.

Photos suivantes : maquettes Charlotte et Pauline / Clara / Thuy Lan






02 février 2021

28 janvier 2021 > séance 1, à l'école

Par Mélanie

Si nous devions offrir à cette première séance un titre, nous lui donnerions sans doute celui-ci : ensemble, la notion de frontière. 

Nous nous sommes dans un premier temps tous présentés les uns après les autres ; les parcours et les expériences sont variés ce qui promet un semestre très intéressant.  

Nous avons ensuite défini tous ensemble le thème du sujet ; les frontières. Que nous évoque ce terme ? Que veut-il dire ? Comment décrire une «frontière» sous (presque) tous ses sens possibles ? Les réponses furent nombreuses ; du sens psychique, immatériel, au sens réel, matériel, nous sommes passés par de nombreuses réponses : notion de seuil, langues, signalisations, ambiances, passages, politique, dispositifs de séparation, distance, privé / public... une pelote de laine bien garnie à partir de laquelle il y a de nombreux fils à tirer. 

Le thème semble inspirer tous les étudiants et le texte qui nous a été proposé, Méditation sur la frontière de Michel BUTOR, est un bon début pour bâtir les fondations d’un projet très intéressant. À suivre lors des prochaines séances...


Richard LONG - A line made by walking