mercredi 17 juin 2020

Retour sur la question "Qu'est-ce que je gagne quand je perds ?"

L'atelier est terminé, le jury est passé.
L'occasion d'un retour sur la question autour de laquelle nous avons tourné avec la Compagnie Jeanne Simone dans "La grande surface" : Qu'est-ce que je gagne quand je perds ?


Cyrielle /
Qu'est-ce que je gagne quand je perds ?

Je perds un terrain vague au profit d'une nouvel aménagement
Je perds le calme au profit d'un espace bruyant

Je perds la solitude et je gagne des amis
Je perds mon intérieur et je gagne en extérieur

Je perds un paysage plat au profit d'un parc vallonné
Je perds des après-midi tranquille au profit d'après-midi mouvementés

Je perds ma fatigue et je deviens plus dynamique
Je perds mon côté introverti et je deviens plus sociable

Je perds un espace goudronné au profit d'une terre cultivable
Je perds mon canapé au profit de balade en plein air

Je pense que lorsque l'on perd, on gagne quelque chose en retour qui peut être mieux ou moins bien. Mais c'est comme dans beaucoup de choses, il y a souvent des avantages et des inconvénients. Il est de notre devoir en tant que futur architecte d'apporter plus d'avantages que d'inconvénients pour que les villes de demain soient les plus agréables possibles, tout en respectant notre Terre qui nous est si chère. 


Anaïs /
Chère Métropole,
J’espère que tu vas bien. Voilà la fin du semestre, il est temps pour moi de répondre à la question que nous nous étions posé il y a quelques mois : « Qu'est-ce je gagne quand je perds ? », Qu'est ce que je perds quand je gagne ? Qu'est-ce que je gagne ? Qu'est-ce que je perds ? Qu'est-ce que perdre ?  Un échec ? Quelque chose ? Quelqu’un ? Du temps ?
On gagne toujours quelque chose quand on perd et on perd toujours quelque chose quand on gagne. 
Quand on perd, on gagne beaucoup plus de choses que l'on ne pense, on acquiert de l'expérience, des compétences, on gagne en maturité, en fait, le fait de perdre permet de se poser, de réfléchir sur soi, de se remettre en question et de relativiser.
Entre temps, le confinement, nous a fait perdre notre liberté, mais a renforcé nos regards sur nos limites, nos besoins essentiels, nos liens avec nos proches.
Toujours confinée en raison de ma santé, mais dans la vie, je ne perds pas,  je me bats.
Cette situation inédite a changé notre quotidien, des rêves ont émergé pour inventer un autre lendemain où l'humain serait au centre, tous réunis, ensemble et plus solidaires. Et concevoir un projet dont l'évolution s’enrichirait des uns et des autres.
Pour terminer, par cette belle citation positive : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends. » de Nelson Mandela.
Je te laisse réfléchir à celle-ci qui envisage le fait de perdre de manière positive.
À bientôt,
Anaïs

Attreissa /
Est que lorsque je perds c’est comme une semence que j’ai planté en terre, je la récupérerai plus tard en récolte, comme le dicton qui dit qu’on n’échoue pas mais qu’on apprend une nouvelle chose. 

Ce que je perds, meurt comme une semence pour devenir mon gain plus tard.

Hafsa /
Qu’est ce que je gagne quand je perds.
Nous avons tous perdu, omi et oublié
Telle est la race humaine, tels sont nos défauts
Entre perdre son temps perdre son trousseau
Ce qui en résulte c’est l’apprentissage d’une moralité.

Il ne faut pas voir la vie comme une perte
Car même si le temps est éphémère,
Notre passé est un acheminement, une découverte
Bâtissant notre futur d’une solide atmosphère.

Apprendre de nos pertes telle est la clé,
Il ne faut pas voir ces pertes comme une défaite
Rien ne sert de se sentir rongé par la culpabilité
Car c’est par ces expériences que nous forgeons notre être.

La perte est comme poussière
Qui parsème le sol, notre destinée
Afin de devenir un jour,
Les fruits de notre parcours.

Sophie /
Qu’est-ce que je gagne quand je perds?

Dans une situation donnée, on peut parfois considérer le « revers de la médaille » pour constater l’aspect négatif d’un élément positif. À l’inverse, quand on se pose la question « Qu’est-ce que je gagne quand je perds? », du positif peut aussi ressortir d’une situation initialement négative.

Pour ma part, cette question me fait particulièrement réfléchir sur une situation vécue en raison de la pandémie. Étant étudiante étrangère durant deux semestres en France, j’ai dû rentrer plus tôt que prévu au Canada lors de l’éclosion du virus en Europe. À ce moment, j’ai perdu les mois qu’il me restait à passer en France. J’ai donc perdu du temps que j’envisageais passer avec des camarades et des professeurs passionnés d’architecture, du temps pour visiter des pays étrangers, du temps pour m’imprégner plus profondément de cultures outre-mer.

Malgré ces pertes, j’ai gagné. En effet, j’ai pris conscience de la valeur du moment présent. Peu importe les événements passés ou futurs, il faut profiter au maximum des moments de joie et de bonheur lorsqu’ils se présentent. Même les moments fâcheux ou désagréables sont essentiels pour mieux apprécier ceux heureux. Parfois, on néglige le présent en le prenant pour acquis et on a la certitude que les conditions présentes poursuivront immanquablement leur cours. Toutefois, j’ai appris que la vie ne se déroule pas toujours selon les plans qu’on établit et que l’imprévisible peut survenir n’importe quand.

Bref, en dépit de la situation déstabilisante et malheureuse, j’ai gagné en changeant mon regard sur le passage du temps et j'apprécie davantage chaque moment.

jeudi 4 juin 2020

4 et 5 juin > le rendu final

Ce jeudi après-midi, on démarré les présentations des projets, en rendu final, via un outil de visioconférence.
Les membres de jury invités sont Thersile Dufaud et Francine Zarcos, enseignantes à l'ensa de Toulouse, Françoise Gaudibert qui avait animé l'atelier d'écriture (enseignante retraitée de l'ensa) et Pascale Bougeaiseau, habitante et co-chercheuse dans le programme RAPSODIA.
de gauche en haut, à droite en bas : Corinne / Catherine / Yedidia / Sophie / Francine / Hafsa, Cyrielle / Anaïs / Inass / Choukri / Thersile / Pascale / Attreissa / Roxane / Thomas / Uriel
On continue demain, dernière ligne droite de l'atelier !

vendredi 3 avril 2020

3 avril > Quoi de neuf ? Une rencontre virtuelle pour se voir et discuter

Catherine /
Cet après-midi à 15h heure française, soit 9h du matin pour Roxanne et Sophie au Québec (avec de la neige !), nous avions un rendez-vous "à distance", par écran interposé.
Yedidia / Catherine / Corinne / Choukri / Roxanne / Sophie / Hafsa / Cyrielle / Anaïs / Marina / Inass / Thomas / Attreisa
L'occasion de se voir,  échanger des nouvelles en direct, parler de cette étrange expérience du confinement,  de ce que chacun espère pour après. 
Le moment aussi de s'organiser pour les vacances, deux semaines sans le suivi habituel du jeudi, mais où nous espérons que le groupe va continuer à avancer ensemble.
Sophie prend le relai pour faire la lettre Quoi de neuf ? n°4 de la semaine prochaine, spéciale "où travaillez-vous ?".
Nous faisons aussi rapidement un point sur des hypothèses sur le déconfinement et le travail collectif avec Stéphane Marin. Sachant déjà que le Mois de l'architecture en Occitanie est reporté à mi-octobre, ce qui sera donc la date où nous pourrions faire les parcours sonores publics. A suivre donc.
Bonnes vacances et à bientôt !

vendredi 27 mars 2020

26 mars > confinés, le suivi des projets individuels

Corinne et Catherine /
2e semaine de confinement. Nous poursuivons par conséquent le suivi des projets de chacun.e.
Comment cela se passe-t-il du côté des enseignantes ?
Il est convenu que les étudiant.e.s déposent sur la plateforme Moodle de l'école, leur document en pdf, pour 9h30 le jeudi, jour de l'atelier. 
Puis nous, les enseignantes, lisons tout attentivement, notons nos remarques sur un document partagé entre nous deux. Nous échangeons donc par écrit, avec chacune une couleur : le bleu pour moi, le vert pour Corinne. Une fois que chacune a examiné tous les projets, nous nous téléphonons, occasion aussi d'échanger des nouvelles de vive voix. Il s'agit de faire le point sur les projets d'une façon générale, de discuter de points particuliers éventuels. 
Nous rédigeons ensemble le mail collectif, décidons des consignes pour la semaine suivante puis nous nous répartissons les messages individuels à envoyer avec les remarques spécifiques à chaque projet. 
Nous essayons de le faire pour le jeudi soir au mieux, ou pour le vendredi après-midi au plus tard.
Si des étudiant.e.s nous posent des questions, nous essayons aussi d'y répondre dès que nous pouvons (les autres cours se poursuivent aussi, il faut "jongler" entre tout cela, mais c'est pareil pour les étudiant.e.s !), pour que chacun puisse poursuivre, avec le maximum d'éléments, à son rythme, selon ses envies, sa forme, son moral du jour.


Les intentions de projet d'Inass / 

HISTOIRES D’UN QUARTIER est un aménagement urbain intergénérationnel offrant des nouveaux usages aux habitants de l’écoquartier La Cartoucherie, dans la promenade des sports. 
Les habitants du quartiers sont chaleureux, il y a un esprit de solidarité ainsi que des îlots d’habitat participatif. On y trouve toutes les générations : des familles, des jeunes, des seniors mais aussi les étudiants de l’école de Condé.
Mais le quartier ne possède pas de mobilier urbain propice à l’échange, à la réunion et au rassemblement; de plus, la promenade des sports est un endroit dont les atouts et contraintes sont peu exploités, et souvent déserté. 
 L’objectif est d’offrir un lieu utile et unique où l’on peut bénéficier d’un partage intergénérationnel de savoir-faire, mêler les usages, cultures, expériences et dialogues… Et se raconter des histoires, car on a tous un vécu à partager! Il s’agit aussi de lutter contre l’isolement social et favoriser le contact entre tous. Le projet est un endroit convivial qui réunit les ilôts, voir plus généralement les habitants et visiteurs du quartier. Véritable lieu de rassemblement, l’espace est retravaillé afin d’être tout d’abord plus accessible. Les sols sont surélevés afin de pouvoir profiter de l’atout de la promenade des sports qui est un bassin d’infiltration. Le but est de faire renaître un lieu social entre tous : seniors, plus jeunes, et ne pas oublier que malgré l’ère du temps où les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place, le dialogue est toutefois nécessaire et constructif pour les hommes. 
Des modules en bois, matériau écologique en cohérence avec l’esprit du quartier, viennent proposer des usages en accord avec l’intention du projet. Ils permettent de s’abriter, se poser, se rassembler, manger, étudier, se recentrer, souffler, se ressourcer, se connaître et se parler. L’idée est de laisser libre arbitre à chacun d’exploiter ce qu’on propose et inciter au rassemblement, donner envie aux gens à travers l’architecture de se réunir et se raconter des histoires. Cela vient contrer le manque d’aménagements publics et mobilier urbain, car ceux déjà présents ne sont pas forcément propices à l’échange, la rencontre et la discussion. 
Le mariage des modules, espaces verts et lieux de circulation accessibles serait donc un moyen de redonner vie à la promenade des sports qui deviendra alors un lieu unique et utile pour le quartier, voir même l’image et essence de celui-ci, tout en prenant en compte les contraintes de ce lieu (la topographie, l’ombre portée) afin de proposer un tout nouvel aménagement public qui transforme ce lieu souvent vide et peu exploité.


mercredi 18 mars 2020

19 mars > à distance, le rendu intermédiaire !

Catherine et Corinne /
Chacun.e chez nous, nous allons continuer à travailler : les étudiant.e.s vont rendre leurs documents (plateforme Moodle de l'école) et nous ferons des commentaires individuels pour que tout le monde puisse poursuivre la réflexion et le travail sur le projet individuel. 
Pour le moment, le projet collectif avec Stéphane Marin n'est que repoussé.
Sophie et Roxanne repartent cette semaine au Canada, étant rapatriées par leur université d'origine. Nous espérons avoir de leurs nouvelles et continuer à échanger (sans doute seront-elles en quarantaine ? Comment est la situation au Canada ?). 
Prenons notre mal en patience et prenons soin de nous tou.te.s. 
A bientôt en chair et en os, pour un grand pique-nique d'atelier de printemps !

Pour cette séance, apparaissent sur le blog, les intentions de projet de chacun.e :

Thomas /
MODU-LIER PAR L’AUTO-PRODUCTION est un projet qui est réparti sur le site avec trois bâtiments qui offrent chacun d’eux des programmes variés comme une cuisine et une salle polyvalente, un espace numérique ainsi qu’une atelier de fabrication et de création du bois. 
En étant répartis le long de visées principales sur l’axe Nord-Sud majeur du site ou encore à l’Ouest au niveau de la route du TOEC, les bâtiments sont comme des invitations à la production de quelque chose que chacun sait faire.

Le premier bâtiment, l’espace numérique a été jugé idéal pour prendre place non loin de l’arrêt de bus, de l’école d’ingénieurs et des bureaux. Cet emplacement est fréquenté de manière ponctuelle, comme un passage et c’est justement ce qu’attend le bâtiment, le traverser en s’y intéressant de plus près, le temps que l’on souhaite pour apporter son aide.

Le second bâtiment se situerait à l’emplacement de la petite halle. En la démolissant, sa superficie laisserait place à une salle polyvalente qui reprendrait une trame régulière, tout comme la cuisine qui serait à ses côtés. Cet emplacement représente une manière d’attirer du public par sa jonction avec la place de la Charte des Libertés communales. En effet, en voulant étendre un système de mobilier de cuisine au delà de l’espace couvert, cette place permettrait d’accueillir du monde pour favoriser les échanges en réalisant des repas de quartier par exemple. Elle représenterait l’idée de production culinaire multiculturelle.

Dans la continuité de l’axe Nord-Sud, un atelier de fabrication de bois d’environ prendrait place entre l’école De Condé et le groupe scolaire de petite enfance. Il serait utile pour ces deux cas notamment pour la construction de mobilier en bois que réalise parfois l’école d’enseignement supérieur. Son principal atout serait la fabrication d’éléments en bois qui pourraient investir des espaces du site.
En réalité, cet atelier permettrait la production de modules tels que des bacs en bois dans lesquels pousseraient des légumes, des pistes de skate, des agrès de sports… Ils se logeraient sur les limites des ilots et remplaceraient les simples barrières de séparation.

La cohérence de l’ensemble des bâtiments et modules serait assurée par l’utilisation du bois et plus particulièrement par l’utilisation d’un barreau en bois que l’on trouve dans les barrières, tel un module de 105x8x6 cm que l’on viendrait décliner selon les usages. 



Hafsa /



LES SCÉNARIOS URBAINS                                                                    




Ce long parvis de la Halle délabrée

Je la vois comme une continuité

Entre la place du zénith et Liberté

Je la vois comme une place de marché 



C’est une hétérotopie, cette place de marché

Car par sa multitude d’usages on y est conviés

On y vient manger, discuter, partager, marchander, se poser, se promener

Aussi bien avec les enfants et les personnes âgées




Cet espace est indispensable pour la vie du quartier

Entre dernières infos et commérages de la voisines de palier

En passant par des conseils de tricot pendant le marché de la solidarité

Et des souvenirs partagés lors des vide greniers



C’est aussi un lieu où le temps est pausé

Les fruits, viandes et produits laitiers

Y sont classés, rangés archivés

Une nature morte prête à être consommée.



C’est un espace à ciel ouvert mais à la fois fermé

Car une fois couvert par un parasol planté

On fait partie de cet univers protégé

Un microcosme, qui attire par ses activités



Les parasols sont disposés selon les besoins des usagers

Tantôt regroupés, dispersés, repliés

Protègent et réunissent différentes activités

En dessous il est possible de marchande tout comme se prélasser



C’est un voyage de saveurs, couleurs et senteurs épicées

Venant rythmer la vie des toulousains et “cartouchiers”

Favorisant partage et mixité

De jour et même une fois la nuit tombée.



Le soir lumières et projection : le mur est magnifié

Chargé d’histoire il se doit être glorifié

Accompagnant les habitants entre les deux places du quartier 

Ils longent une histoire, qui se doit être partagée.


Redha /
Mes intentions partent sur une base socio-culturelle pour créer un espace qui pourra réunir, rassembler et tisser des liens entre les habitants du quartier afin de redynamiser et revitaliser le quartier.
Mon programme se basera sur l’échange et le partage, un partage intergénérationnel qui permettra par la suite de s’entraider entre habitants du quartier.
En choisissant la petite halle comme espace d’intervention, un lieu qui recevra le programme dédié, j’ai essayé de maitriser la surface et le volume qui sont offert par ce lieu. La petite halle se compose de trois travées avec une structure en béton et aussi une charpente en béton, en offrant un espace particulier et très intéressant qui est à mon avis très adapté avec mes intentions programmatiques, j’ai pensé à consacrer toute une travée centrale comme un grand espace de rassemblement au cœur du projet, qui sera comme un jardin intérieur et fera le lien avec l’extérieur, de l’est avec le parvis entre les deux halles de la Cartoucherie, et de l’ouest avec la promenade des sport, cet espace central qui desservira le reste des espaces programmatiques, sera végétalisé afin de créer une convivialité spatiale qui donnera l’envie aux gens de venir découvrir.

Choukri /

Intentions :
Le fait d’avoir une limite empêche toute liberté, on est prisonnier de son propre logement.
Si on ouvre l'îlot, intérieur et extérieur ne feront qu’un et seront reliés par des espaces interstitiels, les équipements (une bibliothèque, une cafétéria, des commerces, une salle de gym et des ateliers).
Donc, la façade pose problème, pour donner une nouvelle vie au quartier, il faudra la transformer et travailler le rez-de-chaussée pour le rendre plus libre, plus accessible et plus ouvert.
Les riverains ont des besoins, c’est qui est un problème, on peut y répondre avec la meilleure des solutions, équiper les rez-de-chaussée en fonction des besoins.
- Bibliothèque commune – Apprendre et se détendre
- Cafétéria – Se nourrir/manger
- Commerces – Se ressourcer
- Gym – S’exercer/se dépenser
- Atelier – Travailler

Objectifs :
Pour le projet, le contexte est très important car il veut mettre tout en œuvre pour activer ce quartier.
Plusieurs sujets vont être travaillés:
- Changement de système structurel en rez-de-chaussée, en tenant compte de la structure supérieurs des logements.
- Un nouveau programme, plus adapté aux riverains et au quartier, qui a pour but de satisfaire leurs nécessités.
- Une nouvelle façade en rez-de-chaussée plus libre, plus agréable.
- Des espaces verts et un cœur d’îlot qualitatifs.
 


Anaïs /

PROMENADE HABITÉE(S)
Mon projet  est un espace  dont la conception s’articule autour de la culture et de la pédagogie dans le quartier de La Cartoucherie.

Mes intentions sont:
- TISSER UN LIEN ENTRE LES JARDINS DU BARRY ET LE COEUR  HISTORIQUE DU QUARTIER: LES HALLES DE LA CARTOUCHERIE
Mon choix d’implantation se situe sur la future «promenade jardinée» au sud-ouest.
Celui-ci prend en compte l’évolution de la programmation du quartier afin de créer un lien entre l’éco-quartier et son jardin à proximité avec sa riche biodiversité.
Un espace qui ne sera pas impacté par la hauteur des bâtiments profitant d’un ensolleilement et dont l’emplacement est au centre de lieux pédagogiques permettant de mutualiser  les futurs usages de mon projet.
-> Nouvel axe piéton

- CRÉER UNE DYNAMIQUE COLLECTIVE AUTOUR D’UN ESPACE DE RENCONTRE, D’ÉCHANGE ET DE PARTAGE 
Par la création d' une dynamique  de différentes ambiances tout le long de la journée  par la conception d’espaces qui se basent sur les 5 sens. 

- ANIMER DES ATELIERS CULTURELS ET PÉDAGOGIQUES POUR UN PUBLIC: ENFANTS ET SENIORS AU TRAVERS D’UN PARCOURS SEQUENCE 
Un parcours séquence,  pour  permettre aux usagers de déambuler dans cette Promenade Habitée(s)  afin de faire une transition progressive de la ville (Éco-quartier de la Cartoucherie) vers la nature (Jardin du Barry)"


Uriel /
Le Rucher est un espace associatif qui vise à encourager les échanges sociaux au sein du quartier, en créant un espace et un jardin évolutif, flexible et versatile : adaptés au partage des arts de vivre.
Vis-à-vis des problématiques environnementales, sociales, économiques actuelles les gens souhaitent de plus en plus revenir aux "faire-soi-même", au "faire pousser-soi-même", à "l’apprendre soi-même". Le savoir-faire pourrait ainsi redevenir ainsi une monnaie  d’échange entre différentes générations, groupes sociaux et cultures au sein du quartier.

vendredi 13 mars 2020

11 mars > projets individuels + écologie sonore et piste de travail avec Stéphane Marin

Roxane /
C’est dans l’école pratiquement désertée que nous avons débuté la séance de cette semaine. Peu nombreux, nous avons entamé avec l’habituel « quoi de neuf ». Le sujet allait de soi. Sans surprise, nous avons abordé l’enjeu de l’heure : la COVID-19. La discussion de la semaine dernière concernant la notion de l’hétérotopie rejoint drôlement la situation actuelle. Les zones de confinement dans lesquelles sont placées les milliers de personnes infectées dans le monde pourraient-elles être considérées comme des hétérotopies ?

Nous avons poursuivi en groupe de deux à trois regroupant les mêmes lieux d’intervention pour échanger sur nos projets respectifs. Pendant ce temps, Mme Aventin nous a rencontrés à tour de rôle de manière individuelle pour faire le point sur l’avancement de nos projets en vue du rendu intermédiaire de la semaine prochaine. Nous étions invités à noter au tableau des remarques et des rappels sur des points importants à garder en tête.

Au retour de la pause déjeuner, nous avons eu droit à une présentation de M. Marin sur le thème de l’écologie sonore. Nous lui avons présenté chacun de nos projets et intentions. Il nous a en retour amenés à réfléchir nos interventions au niveau sonore. Quels bruits vont se faire entendre et quelles ambiances sonores vont régner dans nos installations ?

lundi 9 mars 2020

5 mars > repérage sonore in situ + suivi projet individuel

Sophie /


L’atelier avait rendez-vous à 9h30 à la Cartoucherie avec Stéphane Marin. Afin de créer un parcours sonore en fin de semestre, cette rencontre avait pour but de faire découvrir pour la première fois le quartier à M. Marin et d’y repérer la variété sonore disponible.

Avant de débuter l’exploration du quartier, nous avons réalisé une séance de yoga des oreilles dans la cour intérieure d’Abricoop. Guidant cette séance, M. Marin nous a enjoints à fermer les yeux et à écouter attentivement les sons proches, lointains, continus, ponctuels, aigus, graves… Les sons situés sur notre droite, notre gauche, derrière, devant, au sol, en hauteur… crissements d’une scie… rugissement d’avion… circulation routière… piaillements d’oiseaux… aboiements de chien…

Ainsi exercés à l’écoute sonore, nous quittons la cour pour aller dans la rue… pas sur le pavé dur… Notre groupe se rend au stationnement à étages. En chemin… porte de voiture refermée… bruit métallique… conversations floues…
En route, depuis Abricoop
 Nous grimpons les escaliers de l’édifice de stationnements… pas et échos de pas sur les parois de béton…

Arrivés au quatrième étage… cris et exclamations d’enfants en récréation… sifflement du vent… aboiements canins… 
Dans le parking
  Nous redescendons dans la rue et nous dirigeons vers la promenade des Sports. En traversant un passage piéton entre deux îlots résidentiels… environnement sonore estompé… sifflement du vent

Sur la promenade des Sports… sons lointains de construction… Nous poursuivons notre cheminement en allant sur la future place de la Charte des libertés communales… sons de construction… moteur de camion…

Par la suite, nous prenons la direction des jardins du Barry… circulation automobile… sifflement du vent…

Dans le jardin… bruissement du vent dans le feuillage… rugissement d’un avion… silence paisible…
Le groupe dans la jardin du Barry
 Nous longeons ensuite la voie du TOEC, puis l’avenue de Grande Bretagne… circulation automobile… machinerie de construction…

Nous retournons à Abricoop pour faire le point sur les observations relevées lors de la promenade. Nous concluons la séance en abordant le processus de création du parcours sonore.

mardi 3 mars 2020

27 février (bis) > textes produits lors de l'atelier d'écriture

Textes produits lors de l'atelier d'écriture :

* Anaïs :
La Cartoucherie, un écoquartier, un quartier dans le temps, en mouvement, qui bouge dans le temps. Ce n’est pas un lieu mais des lieux qui ont retenu mon attention.
Au départ des Halles de la Cartoucherie, cœur historique du quartier, c’est là que tout va commencer.
Au petit matin, va venir s’installer un petit café culturel éphémère au croisement de lieux habités sous diverses formes de temporalités : par les différents moments de la journée, les usagers, l’intergénérationnalité.
« On ne vit pas, on ne meurt pas, on n’aime pas dans le rectangle d’une feuille de papier. »
C’est au travers de différents ateliers basés sur la convivialité, suivant un parcours séquencé que l’on découvrira des espaces du quartier. Passer devant Abricoop, une nouvelle façon de concevoir et d’habiter, le groupe scolaire avec ses couleurs vives et variées où l’on perçoit de la gaieté, pour terminer sur un espace avec sa riche biodiversité : les jardins du Barry, une pause arborée où la détente et le sport sont privilégiés.
Se rassembler, autour d’ateliers pédagogiques et événements culturels où les habitants seront acteurs, créateurs dans un quartier où déambuler permettra de se rencontrer, d’échanger.
En fin de journée, c’est l’occasion de se retrouver, juxtaposer deux espaces et se servir de l’un d’eux comme support pour projeter un film afin de bien terminer tous ensemble la journée.

* Thomas :
Un espace autre ? une idée d’extériorité au-delà des limites des îlots ?  Quelles possibilités pour le quartier ? Je songe à la fracture que comporte le quartier dès lors que l’on aborde la question des seuils, des limites. Cloturé, défini, limité ; je pourrais citer bon nombre de synonymes pour évoquer l’intériorité. Justement, parlons-en ! N’est-il pas nécessaire pour le quartier un projet global, un projet qui rassemble, un lieu absolument différent qui fait vitrine du quartier ?
Entre vieux entrepôts délabrés et nouveaux bâtiments bien distingués, où trouver l’identité du quartier ?
« On ne vit pas, on ne meurt pas, on n’aime pas dans le rectangle d’une feuille de papier », c’est pourquoi je veux proposer pour mon projet une autre manière de se rencontrer, de jouer, de s’amuser. Est-il possible de faire aimer le quartier, de le fréquenter du Nord au Sud et d’Est en Ouest ? La réponse est oui.
Le projet, éparpillé, forme de petites entités que l’on pourrait observer dans la visée des axes principaux. Attraction visuelle d’abord par leur forme, ces petits modules se distingueraient du reste par la mise en couleur qu’ils proposeraient. À l’encontre de ce que l’on peut voir, les modules seraient libérés et prôneraient le symbole de liberté. Parcourus par les habitants du quartier, ils offriraient une mixité sociale dans la mesure où ils proposeraient plusieurs activités.
D’abord une cuisine, rien de plus convivial que de s’informer autour d’une table auprès des personnes âgées. Déployée à l’extérieur à la manière d’un serpent, sa forme inviterait à cuisiner les produits fraîchement récoltés d’un potager. Bien que cette idée ait déjà fonctionné en intériorité, pourquoi ne pas extérioriser ce dispositif… Sur le papier, cela semble bien engagé mais pour compléter, la volonté de créer un espace récréatif semble aussi partagée. À la manière d’un tohu bohu couvert/ouvert, les enfants ne seraient-il pas mieux lotis dans des structures leur étant adaptées ? Ne ressentons-nous pas dans les jeux pour enfants du McDonald’s le sentiment de vouloir s’insérer dans ces structures pour découvrir un imaginaire idyllique et atypique ? Bien que l’image, peu recherchée, soit pauvre dans sa forme, elle est riche dans son fond puisqu’elle propose un moment d’évasion, un autre espace, celui de l’amusement.
Enfin, je pourrai aussi évoquer une entité dédiée au sport. En quoi la promenade des sports du site est-elle un véritable lieu dédié à cette pratique ? Pour l’instant, rien ne laisse penser qu’elle est utilisée pour cela. La qualifier par une salle aux activités plurielles et variées l’améliorerait. 


* Choukri :
On est dans un quartier, qui est dominé par des grands bâtiments. Cela me rappelle les grands ensembles du Mirail, une grosse opération immobilière beaucoup trop ambitieuse.
En arrivant pour la première fois dans ce quartier, on voit déjà plusieurs problèmes : les bâtiments et les rues ont plus ou moins le même traitement, on a du mal se repérer dans l’espace puis on se perd.
Les rues sont désertiques, le quartier n’est pas habité. Normalement, ce quartier appartient aux habitants, ils devraient se l’approprier. Le problème est que ce quartier n’a pas été pensé de cette façon.
Déjà ce qui nous empêche de sortir, c’est cette idée d’îlot. On se dit que notre quartier se limite à notre îlot. Je suis totalement d’accord avec cela, car pour passer de l’espace privé au public, on doit franchir plusieurs barrières. La première sortir de la maison pour arriver au patio puis pour sortir de l’îlot, il faut passer le portillon, qui est sécurisé.
Le projet envisagé n'est pas un centre commercial ou un grand équipement isolé. On se limitera à prendre l’existant et le transformer pour lui donner vie ou une vie. En travaillant, ce qui est en relation avec l’extérieur, c’est-à-dire le rez-de-chaussée avec la rue. L’intention est de créer des équipements pour les habitants du quartier et ne pas se focaliser sur un îlot. Arriver à connecter les îlots et les rues avec ses espaces communautaires. De type, bibliothèque près de l’école, des bars, des boutiques, des supermarchés, une petite salle de gym pour être en forme, une cuisine, une salle polyvalente, un cinéma de quartier où les habitants partageront des films, etc. 


* Sophie :
Hétérotopie à la Cartoucherie

Depuis l’hétérotopique promenade des Sports, on peut se construire un espace imaginaire. Dans la tête d’une personne, l’espace de ce jardin se transforme en un volume rectiligne qui représente le spectre de l’usine grandiose qui se tenait sur le site. Bien que démoli, l’édifice continu d’exister à travers les restes d’une de ses extrémités et la forme de la promenade. L’histoire, même immatérielle, s’y accumule. Dans la tête d’une deuxième personne, le tapis végétal croît et s’élève pour former une voûte forestière protectrice. Dans les deux cas imaginés, la forme allongée du bâtiment-fantôme et de la forêt crée un axe linéaire qui incite au mouvement.

Dans le prolongement de la promenade, les deux fantaisies s’allient afin de produire le projet. Hétérotopie favorisant le passage physique ainsi que la reconnaissance du passage du temps, le projet propose un espace traversant une médiathèque pour lier la promenade des Sports à la place des Chartes des libertés communales. Ainsi, puisqu’
on ne vit pas, on ne meurt pas, on n’aime pas dans le rectangle d’une feuille de papier, l’espace de cette hétérotopie est varié et enchevêtré. La végétation de la promenade se développe pour s’enchevêtrer dans le passage. Quant aux ruines de l’usine, elles accueillent cette coulée verte et tend les bras à sa rencontre. L’espace historique et inerte se mêle à l’espace contemporain et vivant.  

* Inass :
Chère Carolina,

Comment vas-tu?

Tu sais, je viens de fêter mes 85 ans aujourd'hui. Le temps passe tellement vite… Il faut dire que j'ai vécu énormément de choses ; en passant par ma passion pour le voyage, toutes les cultures que j'ai découvert, les différentes façons de vivre, cuisiner, discuter, s'amuser... Notre monde est tellement grand. C'est mon rêve depuis que j'ai 20 ans ; je me souviens du jour où j'ai pris mon premier sac à dos bien chargé et je me suis envolée pour l'Amérique Latine, seule et curieuse, désireuse d'enrichir mon esprit et nourrie d'une énorme volonté de découvrir le monde. J'ai appris, découvert, contemplé, admiré tout ce qui m'entourait. Je me souviens de la fascination ressentie face à toutes ces choses différentes que la Terre nous offre, ces merveilleux paysages. Quand je pense à tout ce que l'humanité a parcouru, inventé, créer depuis son existence; en passant par la découverte de la science, les avancées technologiques, les coutumes et cultures… Mais au fond, les traditions d'un peuple sont toujours ancrées et il est réellement enrichissant de tomber sur ce petit village au milieu de l'Arizona, après des heures de marche sous le soleil brûlant, toquer à la porte d'une des cinq maisons et être réconfortée par la générosité et hospitalité de ces personnes recluses de la société, de l'ère industrielle, réfugiées dans cet espace hétérotopique. Certaines par choix, d'autres parce qu'elles sont tout simplement nées dans ces coutumes et qu'elles ne se conforment pas au standard de la société.
Je m'égare… Tu sais, Carolina, quand je repense à tout cela, je ne peux m'empêcher de me rappeler notre première rencontre et la promesse qu'on s'est tenues. C'est comme si c'était hier; je découvrais Cali, me laissais emporter par les couleurs et son exotiques ainsi que le charme de la Colombie. Entre deux pavés de rue, je t'ai rencontré et tu m'as fait découverts les marchés et la gastronomie. C'est ainsi qu'on s'est racontées beaucoup d'histoires sur tout ce qu'on a vécu et nos différentes cultures. Ce n'était pas la première fois que je partageais mes récits, mais en te parlant, j'ai aussi connu les tiens, que ce soit tes histoires de vie, tes expériences personnelles ou encore tes traditions et coutumes. Je voyais dans tes yeux un réel intérêt pour ce que je te racontais, de même que je savourais tes dires avec une nourrissante curiosité. C'est ainsi qu'on est parties toutes les deux, munies de nos sacs à dos, en Amazonie. On a rencontré des indigènes, tu as découvert des choses que tu ne connaissais pas sur tes origines, tes racines. On a longtemps vécu avec eux et on avait pour habitude de se réunir tous les soirs autour d'un feu et parler, parler, encore et encore. Puis on s'est quittées, se faisant cette promesses de toujours se raconter des histoires.

Ce 27 février, jour de mon anniversaire, je dois t'avouer que je me fais un peu vieille. Je ne voyage plus comme avant, ma santé ne me le permets malheureusement pas. Mais je peux fièrement affirmer que j'ai vécu une vie incroyable, riche en histoire et connaissances. Le monde est grand, énorme, et je lance le pari de tout découvrir le temps d'une vie.
Je me suis installée maintenant à La Cartoucherie ; c'est un écoquartier à Toulouse qui m'a attirée car il fait bon d'y vivre. Les habitants sont chaleureux, il y a un esprit de solidarité entre tous, et le quartier est intergénérationnel. Dans mon îlot, qui est participatif, je demande souvent aux jeunes de m'aider à utiliser internet - je t'avoue que je ne comprend pas grand-chose à tout ça! Ils me donnent aussi des conseils pour mieux comprendre certaines choses qui me sont inconnues… Je t'ai dit, je me fais un peu vieille tu sais! Mais le plus beau, c'est de voir des étoiles dans leurs yeux (et je t'assure, je n'exagère pas !) quand je leur raconte mes histoires.

A mon avis, c'est ce qui nous manque à La Cartoucherie. Un lieu unique et utile, où l'on peut bénéficier de ce partage intergénérationnel; mêler les usages, cultures, expériences et dialogues. Lutter contre l'isolement social et favoriser le contact. Car je suis sûre et convaincue qu'au sein d'un quartier, chacun à énormément de choses à raconter et partager. C'est ainsi qu'on peut transmettre des capacités, des choses qu'on apprend au cours d'une vie et d'expériences. Je vois ce lieu, "histoires d'un quartier", comme un endroit convivial qui devient cœur de La Cartoucherie et réunit les îlots. Véritable lieu de rassemblement, doté d'une terrasse permettant de siroter un café tout en discutant, son but est de faire renaître un lieu social entre nous, les vieux, et les plus jeunes car au final on a tant de choses à apporter… Pour ne pas oublier, malgré l'ère du temps où les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place, que le dialogue est primordial et nécessaire entre les hommes.
Il me tarde que tu me rendes visite, Carolina ! On allumera des feux de bois au centre de la promenade des sports et on leur racontera de belles histoires.
Pour finir cette lettre, j'ai appris la chose la plus importante pour moi : on ne vit pas, on ne meurs pas, on n'aime pas dans le rectangle d'une feuille de papier ; le monde est vaste et grand. Je veux tout raconter et partager dans Histoires d'un quartier.

Bien à toi,
Ines

* Roxane :
Mon projet hétérotopique n’est pas situé de manière anodine. Il est au centre de ce nouveau petit monde qui, à l’instant, est en train de sortir de terre. Il est là de manière à attraper les habitants dans leur trajectoire quotidienne. Ce nouveau QG de la vieillesse se trouve bien aux côtés des halles, l’ultime senior qui veille sur ces lieux qui viennent juste de voir le jour. On ne vit pas, on ne meurt pas, on n’aime pas dans le rectangle d’une feuille de papier. À cette image, le quartier de la Cartoucherie est un canevas blanc. Les habitants, la vie, l’histoire, les expériences, les bruits, les rires et les échanges sont les couleurs et les textures qui forment une œuvre riche et intéressante. Mon projet se voit être un outil à produire, répandre et mélanger toutes ces teintes et couleurs.

* Cyrielle :
La Cartoucherie, quartier où l’on doit se projeter, quartier qui mélange une partie construite finie et une partie en travaux à différents stades. Le quartier est marqué par une histoire dont il reste peu de traces, seules restent une petite et une grande halles liées dans leur orthogonalité par une place. La petite halle me semble être l’endroit idéal pour concevoir un espace hybride qui accueille plusieurs fonctions toutes autour de la nourriture. Architecture reconnaissable dans sa morphologie, beaux volumes, divisés en trois parties. Construction poteaux/poutres en béton armé, les treillis magnifient la toiture qui nous rappelle l’industrie. 

Il y aurait un espace de restauration - bar associatif, avec un espace extérieur couvert, lieu de rencontre protégeant les usagers des intempéries ou du soleil en été et permettant de s’assoir un moment. De plus, la création de cet espace permettrait de lier le quartier scindé en deux en offrant une percée depuis la promenade des sports vers la future place dans la partie en construction. Ce lieu se voudrait convivial, permettant aux usagers de jouer aux cartes, de lire, de partager des moments avec des habitants de leur quartier. 

Une partie serait transformée en serre dans la continuité des jardins partagés où les enfants de l’école pourraient avoir un emplacement et où les habitants voulant s’investir auraient leur parcelle. Cela permet des échanges de connaissances, d’essences et une mixité d’âge. 

Enfin un marché de producteurs locaux pourraient s’installer quotidiennement de la même manière que dans le quartier de St Cyprien qui amènent beaucoup de passage et de vie. Il est alors possible d’être spectateur comme acteur dans le marché. « On ne vit pas, on ne meurt pas, on n’aime pas dans le rectangle d’une feuille de papier. » Rien n’est imposé, tout est proposé.

 * Marina :
Les murs ne s'écaillent pas
Les murs ne se touchent pas
Les rues ne sont pas peintes
On ne marche pas sur l'herbe
Les mains ne se salissent pas


90º entre le mur et le sol. 
90º.
L'herbe mange les briques 
même si vous voulez retenir le temps.
Les murs sont pour une chose
mais nous l'utilisons pour un autre.
Les murs se ferment
Mais les gens escaladent
Les toits couvrent
Mais les gens sautent
L'herbe se sépare 
mais les enfants jouent 


Là où les usines deviennent obsolètes
et se rendre de l'autre côté du mur 
et tissent plus de misère, 
les enfants plantent des tomates.


Même si les architectes ne le souhaitent pas,
on peint les façades
On arrache l'herbe
On crie sur les places
On joue là où nous ne devons pas jouer.


Nous faisons de la ville ce qu'il est : un chaos. 


90° d'abandon
ou piste de danse
ou l'école de cirque
90° de déchets
ou bateau pirate
ou de la forêt tropicale
90° de briques usées
ou un feuille vidée
ou lieu secret. 


On ne lutte pas pour des endroits qui ne sont pas les nôtres.


On ne vit pas 
On ne meurt pas 
On ne aime pas dans le rectangle d'un feuille de papier.

* Yédidia :

Un foglio bianco, uno spazio d’abbondanza
spazio in cui si vive e si danza.

Seduta sul bordo della corsa sportiva
osservo curiosa,
una nuova famiglia entrare fiduciosa.

La madre, la nonna e la nipotina
l’ultima sicuramente una futura ballerina.

Seduta mi chiedo ancora
ma perché allora
una corsa cosi grande,
sia sommersa da un silezio di domande.

Prendo coraggio ed in fine entro
nella “grande halle” in pieno centro.

Li sento risvegliarsi
i miei cinque sensi abituarsi
alle numerevoli stanze cammuffarsi.

Un’esperienza con il corpo e lo spirito
una nuova connessione inserito
in un nouvo spazio conferito.

Si,
perché non si vive
non si muore,
non si ama,
nel rettangolo di un foglio bianco
--------------
Une feuille blanche, espace intense
dont on y vit et dont on y danse.

Assis au bord de la balade des sports,
j'observe avec curiosité
une nouvelle famille il fait entrer.

La mère, la mamie et la petite
elles comme moi le quartier n’y habite.

Enfin assise je me demande
pourquoi une promenade si grande
étouffe dans un silence de sarabande.

Je prends courage et je rentre
dans le hall en plein centre.


Je les sens ses réveiller
mes cinq sens émerveillés,
par les nombreuses sales dépareillées.

Une expérience avec le corps et l’esprit
une nouvelle connexion inscrit
dans un nouveau espace épris.

Oui,
car on ne vit pas,
on ne meurt pas,
on n'aime pas,
dans le rectangle d'une feuille de papier.