vendredi 22 mars 2019

Séance 7 > 14 mars > avancements projets collectif et individuel

Par Klaus ; photos par Klaus et Océane

Ce jour, on a travaillé le matin sur le projet collectif et l’après-midi sur le projet individuel. 

Matin, projet collectif :
D’abord on a montré les idées différentes pour utiliser les tubes.
Aline avait construit une maquette en pailles qui ressemblait à une façade typique du quartier. La façade avait une fenêtre qui pourrait concentrer la vision sur quelque chose.
Klaus avait pensé à couper le tube. Si on fend le tube dans le sens de la longueur en trois points et coupe en un point, on peut peut-être ouvrir le tube pour former un mur.
Océane avait recherché des références de méthodes de connexion et des objets différents. On pouvait créer un banc en reliant les tubes avec de la ficelle traversant les tubes.
Moustafa avait pensé à placer les tubes verticalement pour poser d'autres tubes horizontalement dessus pour que nous puissions voir ceux qui sont posés horizontalement et avoir différents points de vue > créer une longue-vue.
Ensuite, nous avons pensé quels objets nous placerions sur le site et où.
1.     Pignon caractéristique de l’architecture de site
2.     Hamac pour s'asseoir et regarder des avions
3.     Jumelles pour regarder le château d’eau
Enfin on a regardé plan d’exposition au bruit sur le site web https://www.geoportail.gouv.fr/carte qui montre la zone d'impact du bruit des avions.

Les idées pour le projet collectif, à discuter avec Le Phun et les deux absents de cette séance.
L'après-midi on avait formé des groupes au sein desquels on a présenté nos travaux et, après les présentations, on avit échangé des commentaires en cinq catégories :
- Ce qui était bon ou qui nécessitait une amélioration sur la forme
- Quelles idées sur le projet étaient bonnes et lesquelles avaient besoin d’être retravaillées
- Ce qui manquait
Bonus : ce qui est interdit !
Le tableau récapitulatif constitué des remarques des étudiants suite à leurs présentations de leur projet entre eux.
Après cela on avait lu les commentaires et on les a discuté.
Enfin, on avait réalisé des textes et des illustrations sur quatre thèmes en considérant notre projet et nos présentations : 1. Contexte 2. Intentions 3. Comment ? 4. Ce qu’apporte ce projet pour les habitants 

lundi 18 mars 2019

Séance 6 > 28 février > projet individuel et rencontre du Conseil citoyen


Par Moustefa ; photos Catherine

en visite dans le quartier, le long de l'avenue de Lardenne

On a commencé la séance par une présentation des planches du projet individuel le matin : nous devions chacun choisir de 1 à 3 sites, les analyser en détail puis poser des premières intentions qui correspondent à chaque site.



Chloé :

Elle a choisi le château d’eau et la place Jean Bouin comme lieux de projet.

- Pour le château d’eau, elle a pu identifier plusieurs éléments lors de l’analyse du site, comme le passage de train, le manque de communication entre la résidence Beauregard et Cépière-haut. Elle voudrait créer un lieu qui fait le lien entre ces deux quartiers, que ce soit des liens physiques ou des liens visuels, en utilisant le château d’eau qui est une structure déjà présente en place.

- Pour le deuxième lieu, la place de Jean Bouin, elle voudrait faire un projet qui sera un lieu de rassemblement pour les habitants alentours, qui favorisera aussi une ouverture visuelle avec de la hauteur pour créer des liens avec ce qu’il y a autour.



Océane :

Les sites choisis sont le château d’eau et l’arrêt du bus.

- Elle a pu noté une mixité sociale importante en visitant le quartier, et aussi la présence des chiens, que ce soit pour la surveillance dans les jardins des maisons ou pour la compagnie avec les passants dans la rue. Donc elle a voulu prendre la présence des chiens comme prétexte du projet pour créer des espaces de rencontres entre les habitants, et où les chiens prendront une place importante.

- Pour le deuxième lieu qui est le château d’eau, l’idée d’un espace de rencontre qui met les chiens en premier plan sera toujours présente, avec le château d’eau qui sera exploité pour favoriser une meilleure vue en hauteur, qui cadre vers les rails et la pente qui vient appuyer ce point de vue.



Moustefa :

 J’ai choisi le site de l’arrêt de bus et la place Jean Bouin.

- Pour l’arrêt de bus, la première intention était de relier Cépière-haut et Cépière-bas, et recoudre ce tissu urbain déchiré par la voie du Toec. Ce site a du potentiel dans le sens où les différents transports en communs y passent, on a les arrêts de bus, la gare du Toec qui n’est pas loin aussi, c’est entre Cépière-haut et Cépière-bas, il y a un grand espace vert, un espace goudronné (un chemin barré) qui peut être un endroit potentiel pour faire un projet.

Les intentions de projet sont de relier Cépière-haut et Cépiere-bas, de créer un endroit de rencontre qui contient des programmes différents : des petits commerces, une cafétéria, un espace de sport, qui ont pour but de rassembler les habitants du quartiers et aussi les différentes générations.

- Pour le deuxième site, les intensions sont de créer un espace central qui regroupe les habitants du quartier, la structure prendra de la hauteur pour favoriser une ouverture visuelle et la structure sera en poteaux de bois pour s’intégrer dans l’environnement arboré autour.



Aline :

Elle avait choisi 3 sites : l’entrée de ville,  « le centre-ville » et le château d’eau.

- Entrée de ville : c’est l’entrée du quartier en venant du centre de Toulouse ou même de l’extérieur de Toulouse, par tram. Malgré le fait que ce soit grillagé, on peut voir une végétation très présente, plusieurs modes de transports qui passent à côté (voitures, train, tram et avion). Le projet consisterait à créer une entrée symbolique du quartier qui va le connecter plus à la ville de Toulouse , pour faire reconnaître la Cépière à l’échelle de la ville.

Il s’agit d’un musée sur l’histoire du quartier, vu qu’on a le Zénith, l’avenue de Lardenne et l’hippodrome qui sont juste à coté ; donc un musée dans cet endroit permettra aux gens de l’extérieur de bien découvrir et connaître ce quartier.

- Pour le deuxième lieu qui est le « centre-ville » (= le centre du quartier), le projet envisage de créer des connexions physiques qui franchissent la voie du Toec et connectent Cépière-haut à Cépière-bas, créer aussi des ouvertures visuelles en profitant de la pente.

Le programme servira aussi à connecter le quartier, que ce soit au niveau culturel ou générationnel : les anciens donnent leurs connaissances et les jeunes donneront leurs force physique pour construire ensemble cette infrastructure qui permettra aux habitants de bien se connaître entre eux, comme un petit barbecue par exemple ou une piste de pétanque pour que ce lieu devienne « la place du quartier ».

- Le troisième endroit choisi est le château d’eau : c’est un terrain avec des dénivelés, des limites physiques bien marquées avec le grillage ; le château est un point de repère dans le quartier.



Klaus :

Il a choisi  l’arrêt de bus et il propose de connecter les espaces publics entre eux avec un pont qui permettra d’avoir des commerces en dessous et un espace public dégagé au dessus. Cet endroit sera un « point of intrest » dans le quartier avec un marché, une cafétéria pour ramener plus de vie au quartier.



Naïm :

Son choix porte sur 3 sites, avec pour chaque site un projet différent qui sera à un stade d’avancement différent : abouti, à une étape intermédiaire,  au début.

- Le premier est la place Jean Bouin pour la connecter avec ce qu’il y a en bas, que ce soit avec des liens physiques ou des liens visuels, qui auront pour but aussi de relier Cépière-haut à Cépière-bas. Le projet utiliserait les poteaux qui sont déjà présents sur place comme structure, qui portera un couvert mis  à 3 mètres de hauteur. La pente qui descend vers la voie du Toec sera aménagée avec un jardin-potager en escalier.

- Le deuxième lieu était le château d’eau, le projet proposant à cet endroit un centre d’hébergement temporaire qui permettra aussi  de franchir la limite entre Cépière-haut et la résidence de Beauregard.




L’après midi nous avons pu rencontrer des membres du Conseil citoyens de Arènes-Beauregard. En premier nous avons pu discuter des différentes caractéristiques du quartiers, et on nous a donné plusieurs informations par rapport à l’évolution du quartier à travers le temps, la composition de la population du quartier, les différents équipements qui sont construits ou qui vont être construits dans le quartier. 
Échanges avec des membres du Conseil citoyen habitants

Certains éléments ont été déjà constatés par les étudiants lors des visites et ont été confirmés par ces personnes lors de la rencontre.

On a pu leurs montrer nos planches et leurs expliquer les différentes propositions.

Puis nous avons fait un tour dans le quartier en leur compagnie et nous avons pu apprendre plein d’éléments que nous ne connaissions pas sans leurs présence parce que nous ne connaissons pas le quartiers aussi bien que ces habitants (anciens équipements qui étaient présents sur le site et qui ont été enlevés ou fermés).
En route !
Une visite commentée du quartier

Dans les rues de Cépière-haut
Le fameux château d'eau
On a pu discuter avec plein d’éléments par rapport au quartier, voir comment les choses étaient avant, comment elles sont maintenant et comment elles seront dans quelques temps, comme le nouveau Lidl qui est entrain de se construire le long de l’avenue de Lardenne.

mardi 26 février 2019

Séance 5 / 21 février > travail en atelier


Par Océane ; photos Océane et Catherine 

Une partie des planches de références et d'intentions

Nous sommes passés à l’étape de recherches de références, et de repérages des terrains de Cépière-Beauregard. Les idées et références de chacun étaient très diverses, et sont toutes différentes :

Mostefa : recoudre la Cépière Beauregard par la voie du TOEC. Comment créer un accès plus favorable pour les habitants et les passants ? Avec l’idée d’une structure légère, modulable, comment réaliser quelque chose en hauteur pour profiter de la « skyline Toulousaine », ligne d’horizon ? ? Peut-être aussi envisager des stationnements publics pour requalifier l’endroit ?

Océane : voulant rapprocher les habitants d’une société mixte, que faire pour augmenter la confiance, briser le vis-à-vis ? Les chiens sont l’un des grands points en communs de cette cité, ils sont très présents dans ces quartiers pour éloigner les mauvaises intentions. Pour inverser ce rôle, pourquoi ne pas favoriser la promenade des chiens, pour que les habitants se rencontrent plus souvent et puissent mieux se connaitre ? 
La grande carte, avec les lieux repérés par tous et toutes


Naïm : grâce à une grande carte de « Constellation » qu’avait fait Naïm, nous avons pu repérer encore plus de terrains potentiels d’intervention sur le site, ainsi que les rapports entre eux. Intrigué par l’école maternelle, la place au sein des « tours », la gare et la voie du TOEC, l’idée est peut-être d’attirer la curiosité des gens, de les promener par des parcours ?

Aline : recréer une entrée pour le quartier de Cépière-Bas pour un meilleur accès, pour but de réhabiliter l’image du quartier, ou retisser les deux quartiers par la voie du TOEC.

Chloé : tentative d’identification d’usages visuels : signaler, voir et être vu, observer, admirer.

« Ainsi le quartier apparait comme segmenté, voir divisé. Il s’agira donc de relier les espaces, mais aussi les populations, de déterminer ce qui, dans les traditions et les pratiques de chacun, peut faire union. »

Ginette : le partage de savoirs et de culture est l’une des clefs pour rapprocher la population. L’objectif serait peut-être de réhabiliter le Château d’eau en créant une bibliothèque partagée et un observatoire ?

Klaus : « thinking out of the box », Klaus a proposé de faire un mur le long de l’autoroute Toulouse Rive Gauche, ayant pour but d’apaiser les bruits de circulations. Éventuellement un mur accessible (par-dessus lequel l’on peut passer et observer au loin) ?  Une autre idée pourrait être celle de relier les quartiers par la voie du Toec, par un « pont habité » ?
Ginette complète la carte d'analyse commune

Au tour de Naïm

Pour la prochaine séance, nous allons rencontrer des personnes du Conseil Citoyens sur site. D’ici cet évènement, l’objectif est d’aller chacun sur ses « terrains ciblés » pour une compréhension approfondie (éléments visuels, sonores, usages, végétations, matériaux, limites, accès…), afin de nourrir sa proposition architecturale.

mardi 19 février 2019

Séance 4 / 15 février > Atelier d'écriture

Par Aline + photos de Corinne


Lors de cette séance du vendredi, un atelier d’écriture a été organisé. Lors de ces quelques heures nous avons eu l’opportunité de nous mettre dans la peau de quelqu’un côtoyant le quartier, qu’il y habite ou pas. Nous avons pu imaginer ce que chacune des personnes écrirait dans un cahier de doléance mis à leur disposition. Chacun d’entre nous s’est alors imprégné de son personnage afin d’imaginer ce que celui-ci pourrait penser de son quartier et de ce qu’il réclamerait ou proposerait pour l’avenir de celui-ci.
Au travail, avec Françoise Gaudibert en animatrice de l'atelier d'écriture

Le texte de Chloé :
FICTION
Véronique, 50 ans, salariée au sein de l’association Diapason. Elle aide les personnes analphabètes et/ou des personnes ne maîtrisant pas le français, à apprendre. Elle vit dans le quartier Cépière-Haut avec son compagnon et leur fils de 12 ans. 

Ce quartier, j’y ai grandi. Mes parents travaillaient tous les deux à l’usine de la Cartoucherie, c’est d’ailleurs là-bas qu’ils se sont rencontrés. Je vivais autour de la place qu’ils ont maintenant parqué avec des rochers et des blocs de béton. Sur cette place, il s’en passait des choses. Je me souviens que mon père nous avait installé des boites de conserve en guise de chamboule-tout. Mes frères, des voisins et moi nous amusions à les viser au lance-pierre. Manque de chance, un jour elle a atterri dans le carreau de la Citroën flambant neuve de M. et Mme Martinez... on s’était pris une bonne dérouillée... Mais enfin, il y avait une bonne ambiance. Nous organisions de petites fêtes, barbecues, carnaval, ou de simples parties de boules. Que nous venions de la campagne alentour ou de villages espagnols, nous aimions manger, boire, et rire ensemble.
Et puis lorsque j’ai eu 12 ans, nous avons déménagé. Mes frères faisaient leur chemin, loin de la maison, c’était donc l’occasion pour nous de quitter le quartier : retour aux sources. Mes parents avaient réussi à économiser, peu mais suffisamment pour reprendre une petite épicerie dans leur village natal.
Aujourd’hui, j’ai fait mon bout de chemin, et depuis 10 ans, je suis retournée vivre dans le quartier. Nous nous sommes installés, mon compagnon, notre fils et moi dans un appartement situé dans une ancienne maison de maître. Nous entendons la rumeur du quartier, maintenant beaucoup habité par diverses communautés de gens du voyage. En réalité, je les croise peu mais tout se passe bien. Parfois ils organisent de petites fêtes auxquelles nous sommes conviés. Mais elles se font de plus en plus rares.
Et puis mon fils ne veut plus y aller, il va au collège que beaucoup de ses anciens camarades de classe n’y vont plus ou peu. A présent ses copains ne sont pas du quartier.
Et puis les destructions en cours ça donne une drôle d’ambiance ; le quartier semble plus calme tout en ayant des allures de fantôme.

Mais moi je l’aime mon quartier, et j’aimerai davantage partager avec mes voisins. Mais où ? Comment ? Quoi ? Que pouvons et qu’avons nous partager ? un repas ? de la musique ? des conseils ? danser ? jouer ? un jardin ? Peut-être une halle qui permette de nous abriter du vent ou du soleil trop fort en été, manger, organiser de petites fêtes...un beau jardin que nous aurions plaisir à contempler...
Et les jeunes ? que faire pour ceux qui ont l’âge de mon fils et qui errent sans savoir quoi faire ? de quoi auraient-ils besoins ? simplement un endroit où s’asseoir ou un lieu où ils sont accueillis et accompagnés ? Je crois qu’ils aiment bien détourner l’usage des choses. Alors voilà, je pense que dans ce quartier il nous faut un aménagement/ équipement qui permette de nous réunir et de faire différentes choses, Il faut qu’il soit de qualité, original et détournable pour éviter qu’il soit détérioré. Mais en même temps, il devra aussi pouvoir répondre aux envies des différentes communautés. Il faut les déterminer et trouver ce qui peut nous rassembler ! 

Le texte d'Aline :

Bonjour,
Je suis un garçon de 15 ans d’une famille émigrée espagnole habitant Cépière-haut et ayant toujours vécu dans le quartier. On vous a sûrement parlé de moi et mes copains pour toutes les bêtises qu’on a déjà faites, mais bon on s’ennuie un peu dans le quartier. Et puis fumer 2-3 pétards, mettre un peu de musique et boire une bouteille au soleil ce n’est pas si grave. On dirait que les adultes ont oublié qu’ils ont été à notre place. J’ai des copains uniquement dans le quartier mais j’aimerais bien rencontrer des copains des autres quartiers. Mais actuellement personne ne vient dans notre quartier, certains de mon école ne connaissent même pas où j’habite et les parents des copains du collège ne veulent pas qu’ils viennent chez moi.
Je déménage avec ma famille en juillet dans les nouvelles maisons de Cépière-bas. Je suis très content car c’est plus grand, plus beau et j’aurais une chambre pour moi tout seul. Mais j’ai aussi très peur car je change de quartier et je ne veux pas quitter mes copains. Dans le quartier, il y avait une maison abandonnée où l’on traine et que l’on avait aménagée avec les copains ; elle va être détruite et ça me rend triste. J’aimerais dans ce nouveau quartier un endroit où on pourrait se retrouver avec les copains et où les nouveaux habitants de mon âge n’auraient pas peur d’aller et on vous fait la promesse qu’on ne détruira pas. On voudrait vraiment un lieu où on pourrait se retrouver, où on pourrait y faire ce qui nous plait et que l’on pourrait décorer comme on veut sans que l’on nous dispute. On voudrait aussi un lieu pour faire du sport car avec les copains on joue parfois au foot sur la place le long de la route mais notre ballon a atterri dans le jardin de monsieur Roger et son chien l’a pété.
J’aimerais aussi que la voie du TOEC disparaisse car plein de copains ne pourront pas venir me voir car c’est trop dangereux de traverser la rue, une fois ma copine Capucine a failli se faire écraser lorsqu’elle était en vélo, et certains parents n’aiment pas le quartier de Cépière-bas donc au moins sans cette rue ça serait un seul quartier.
J’allais oublier, mon pépé m’a aussi demandé de vous demander de mettre plus de banc car il devient vieux et ne peux plus marcher aussi longtemps mais il aime être dehors pour profiter du soleil et du quartier qu’il connait depuis si longtemps. Il n’y a aucun banc dans le quartier pour que pépé puisse s’asseoir.
Merci madame la maire ! 

Le texte de Naïm :

Je me balade souvent dans le quartier. En fait tout le temps. Le truc c’est que personne ne fait attention à moi.
Je me sens vieux, je traine mes vielles guenilles d’un bout à l’autre du quartier. Ouais, j’en ai vu des choses et j’ai eu une belle vie avant ; si on peut appeler ça une belle vie. Mais tout ça, c’est fini. C’est ça fini et je me suis perdu ici.
Le truc c’est que j’ose plus trop sortir du quartier, un rien ne m’effraye. L’avenue de Lardenne, y a trop de voitures, trop de bruit. Pareil pour celle du T.O.E.C, ces bus passent à longueur de journée. J’ai essayé de traverser un jour, j’ai failli me faire renverser. Du coup j’y retourne plus.
Quand j’y pense, je vis au crochet de la communauté, je fais les poubelles pour trouver un peu de nourriture. Le pire je crois, c’est le regard des gens sur moi, parfois de la pitié, souvent du dégout. L’autre jour, des jeunes m’ont même jeté des cailloux. Où va le monde ? Je fais de mal à personne moi.
Je crèche à côté de l’église évangéliste. Ce n’est pas un hôtel cinq étoiles mais bon, je me la suis aménagée à mon aise ma petite niche, comme je l’appelle. Il ne faut surtout pas rater la sortie de la messe le dimanche d’ailleurs. Ils chantent bien. J’aime la musique. Et puis ces gens vous font l’aumône, de quoi manger 2, 3 jours. Enfin vivre ; survivre plutôt. Ça fait quelques années que je fais plus que ça vous savez.
Mais ici-bas (enfin haut), tout le monde fait ce qu’il faut pour survivre, chacun de son côté. Un peu de chaleur humaine !
Quoi que… L’autre jour une petite fille m’a caressé la tête… Quelle vie de chien.


Bonjour la mairie,
Normalement je n’ai pas le droit d’être ici vu que je suis sensée être à l’école protestante en ce moment. Mais bon c’était naze, alors je suis partie en douce.
Je me baladais dans le quartier, qu’est-ce que c’est moche. C’était presque plus nul que l’école. Enfin, je n’écris pas ça pour ça, de toute façon, je vis pas ici, j’habite à Lardenne alors je m’en fiche.
Par contre en me baladant j’ai rencontré un chien errant. Il avait l’air triste. Vous ne pourriez pas faire un chenil ? Ce serait chouette.
Merci !
La petite fille d’ailleurs 

Texte de Klaus : 


Un homme de 40 ans. Divorcé, un fils. Habitant dans la Cépière Haut depuis 5 ans. Conducteur de bus.

Le premier train vers Colomiers me réveille souvent mais ce n’est pas grave.

Il y a eu peu d'activité avec les voisins malgré toutes les années que j'ai vécues ici. Je souhaite qu'il y ait plus de cela. J'aime la végétation de la région et le fait que les arrêts de bus sont près de chez moi. C'est facile d'aller au travail.

Je pourrais aimer le quartier s’il y a plus de supermarché et une cafeteria peut-être.

Quand mon fils est avec moi il est difficile de trouver quelque chose à proximité.

Au total j'aime ma place malgré la vue de mon salon qui est horrible.

Texte de Mostefa-Rached :
Le quartier de Cépiere-Beauregard me voit tout les jours depuis 17 ans… surtout après avoir arrêté l’école.

Je n’ai pas grand choses à faire de mes journées et là ou je vais, ne m’intéresse pas trop, donc je reviens toujours à mon point de départ, mon quartier !

Je n’ai pas déménagé parce que cela me couterait trop cher, j’aimerai bien avoir un travail qui ne soit pas loin de chez moi mais malheureusement mon chez-moi ne me donne pas trop d’opportunités.

Les autres n’y vient pas souvent car ils ne le trouvent pas très attractif, les voisins passent à des heures précises de la journée mais ils nous voient comme des cas désespérés.

J’aurai bien aimé voir un petit équipement sportif  qui rassemble les jeunes, pas comme l’hippodrome ou le gymnase à coté, ils sont très cadrés et ce n’est pas simple d’y accéder.

J’aimerai bien voir des petits commerces, une boulangerie, une caféteria, une épicerie où les habitants y font leurs petites courses avant de rentrer chez eux, je sais qu’il y a Aldi, Lidl qui vont bientôt ouvrir, mais les commerces dont je vous parle ne sont pas si grands, ils sont destinés aux habitants du quartier, ils serviront aussi comme lieux de rencontres, lieux d’échange entre les habitants en début et en fin de journée ou même  en soirée pour prendre un verre.

Un tel projet va amener de la vie au quartier ou plutôt la canaliser, on peut prendre le modèle irlandais du « public house » ou simplement « pub » qui est un lieu de rencontre, de manger, de boire et discuter entre habitant, c’est dans cette idée là, mais pas réellement un pub.

Il a pour but de créer de l’emploi pour les habitants du quartier aussi.

Je le vois bien à coté de l’arrêt du bus car cet endroit relie Cépiere-haut et Cépiere-bas, et les gens y vont pour prendre le bus.


Texte d'Océane :

Bonjour la Mairie !

Je m’appelle Anne, j’ai 9 ans, je suis la petite fille de Mamie Coco. J’aime beaucoup le quartier où ma grand-mère habite. J’aime bien les maisons avec leurs petits jardins, et le fait qu’elles soient collées. Mamie est très sociale, elle parle souvent aux voisins à travers les grilles et j’ai toujours le droit d’aller jouer avec les jeunes du coin. Depuis que papi n’est plus là, Mamie a décidé d’adopter un chien pour combler le vide. On l’a nommé Kiki. Mamie le promène tous les soirs, pour en même temps faire du jogging et prendre l’air frais. Un jour, elle a rencontré Monsieur Ming pendant sa promenade. Il avait aussi un très beau gentil chien, Filou. Ils se sont gardés contactes pour faire des balades avec leurs chiens. Après un temps, on s’est pris rendez-vous avec Minh devant chez lui, sauf qu’on est venu à découvrir qu’il habitait à la Cépière Bas ! Mamie m’as toujours dit de ne pas aller jouer là-bas. « Ils vont t’entrainer dans des choses », me disait-elle tout le temps. Sinon à par ça, je n’ai jamais eu de mauvais souvenir. Grâce à Kiki et Filou, trois personnes se sont rencontrées. Je pense qu’il serait pas mal de faire un beau cadeau pour nos amis fidèles, car il y a beaucoup de chiens içi, mais la plupart d’eux restent tout le temps dans leur jardin pour aboyer et faire éloigner les mauvaises intentions. J’ai tellement d’idées ! Un beau parc pour chiens ! Ou une clinique ? Un centre canin ? Un café accessible aux chiens ?

Séance 3 / 14 février > rencontre avec le Phun


Par Naïm + photos d'Aline et Catherine
Pour cette séance nous nous sommes retrouvés aux alentours de 9h30 à l’Usine, à Tournefeuille. L’Usine est un Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public. Cette entité accueille plusieurs groupes aux champs d’activités très diversifiés, dont le Phun, une compagnie de théâtre de rue fondée il y a un peu plus de 30 ans et présent depuis la création de l’Usine.

Cette journée nous a donc permis de rencontrer une partie de l’équipe du Phun avec laquelle nous travaillerons ce semestre : Romain, au développement de la compagnie, Élise, à l’administration, Lison, stagiaire à la communication, Phéraille, moteur artistique de la compagnie. Ils nous ont présenté d’une part la compagnie et son domaine d’activité. Puis nous avons échangé sur nos différentes découvertes sensibles du quartier de la Cépière et plus particulièrement de l’avenue du T.O.E.C. 
On installe les planches de parcours sensibles

Tous attentifs.
 
Pique-nique et discussions
Dans un second temps et après un pique-nique copieux nous avons visité la structure de l’Usine et les différents groupes qui y travaillent. 
Avec Élise, découverte de la grande halle

Après cela, Élise nous a présenté quelques projets qui nous ont permis d’illustrer un peu mieux les méthodes et leur façon d’agir sur un site. La compagnie développe des spectacles dans l’espace public. Ces spectacles surgissent dans les endroits du quotidien de façon soudaine et sans que le public ne soit mis au courant afin de faire naître l’imaginaire d’une situation de tous les jours. Grace un leur travail plastique et une mise en scène accompagnée parfois de performances théâtrales, la troupe invite et propose aux gens de s’arrêter et participer.
Des Pheuillus

Enfin nous avons terminé la journée en commençant à expérimenter le matériau de tube en carton que nous avons à profusion. 


Naïm se lance dans un premier essai.


Citation du jour : « Le théâtre invisible, tu vois ce que c’est ? » Phéraille.

Séance 7 > 14 mars > avancements projets collectif et individuel

Par Klaus ; photos par Klaus et Océane Ce jour, on a travaillé le matin sur le projet collectif et l’après-midi sur le projet...